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Mes Années à Louviers – Partie 2

« Charlie et la Chocolaterie » 
Saison 2005-2006

Cette deuxième saison fut couronné de succès : notre programme sur le thème du film « Charlie et la Chocolaterie » et nos tenues de Oompa-Loompas nous ont rendus populaires grâce à leurs originalités! Beaucoup de patineuses avaient hâte de nous voir et nous trouvaient « trop mignonnes! » 🙂

Les Mini’Moz 2005-2006

Après une première saison de découverte du patinage synchronisé, il était sûr que je voulais continuer. Nous étions pratiquement la même équipe que la saison passée, avec quelques nouvelles recrues. Bien qu’aucun objectif n’était clairement fixé, nous étions une équipe déterminée et qui avait vraiment envie d’avoir les meilleurs résultats possibles.

D’ailleurs, je pense que c’est cette année-là que j’ai trouvée ma place. Je m’épanouissais sur la glace en tant que patineuse mais aussi en tant que personne. J’avais enfin l’impression de trouver quelque chose qui était fait pour moi et où je pouvais être libre d’être moi-même.
Si bien que j’aie surmonté ma peur et ma timidité et qu’avec un peu d’encouragement, je me suis présentée pour être capitaine. L’équipe a voté et j’ai eu la chance d’être élue, j’y croyais pas! C’était un vrai honneur pour moi.

Par rapport à la saison précédente, nous avons participé à plus de compétitions et nos progrès ont été remarqués, ce qui s’est ressenti dans nos résultats :

Nous avons fait un podium à chacune de nos compétitions! 

L’une de nos compétitions avait lieu dans notre patinoire et nous avions vraiment hâte de patiner à la maison, c’était une belle opportunité. Nous avons fait une pratique officielle vraiment incroyable, nous n’avions jamais été aussi bonne, si bien que nous étions les grandes favorites du public. Cependant, ce ne fût pas la même chose lors de la compétition, nous avons eu des chutes nous empêchant par la même occasion de gagner à domicile.
Nous avons eu un peu plus de chance durant notre compétition à Colombes. En effet, même si j’ai chuté et que j’ai traversé la glace à quatre pattes avant de pouvoir me relever et retourner à ma place, de l’autre côté de la patinoire, nous avons gagné !!
C’était notre première victoire et bien que j’étais déçue d’être tombée, j’ai eu comme lot de consolation et en tant que capitaine de l’équipe, l’honneur de monter sur la première marche du podium.

Photo du Podium à Colombes : à gauche, moi et à droite, Marine , assistante capitaine 🙂

Par la suite, nos deux dernières compétitions de la saison se déroulaient le même week-end. Rouen organisait la Coupe de France le samedi et le Championnat de France le dimanche. Nous avions donc deux journées de compétition et par conséquent deux passages sur glace.
Nous avons terminé 3ème de la Coupe de France et du Championnat de France, derrière les deux plus gros clubs de patinage synchronisé du moment, Compiègne et Rouen. Le podium fût exactement le même pour notre catégorie durant les deux jours! Nous avions à coeur de gagner éventuellement une à deux places le dimanche, mais terminer 3ème sur 6 et 3ème sur 8, c’était déjà honorable.

De plus, avec les autres équipes de Louviers, nous étions en train d’écrire l’histoire du club et de faire connaître la ville en France. En deux ans avec Valérie Ballester en entraîneur, nous avons su nous hisser sur les podiums nationaux.

L’équipe Sénior de Louviers, 1ère, avec l’équipe Juvénile lors des Championnats de France à Rouen.

En parallèle et comme je venais d’arrêter la gym, j’ai pu réorganiser mon emploi du temps.
Faire une quinzaine d’heure de sport par semaine ne m’a jamais fait peur et je crois d’ailleurs que c’est ce que je faisais dès mes 8 ans avec toutes mes activités. Seulement à partir de cette saison, je ne le faisais qu’avec le patinage.
Pour faire partie d’une équipe à Louviers, il fallait aussi prendre un à deux cours de patinage individuel obligatoire.
Personnellement, ayant fait part de mon envie de progresser à Valérie la saison précédente, je faisais plus que deux cours: j’étais à la patinoire 5 jours sur 7.
J’avais eu le privilège de me joindre aux cours des compétiteurs artistiques, ce qu’il voulait dire que j’étais avec les vedettes du club mais aussi que je devais repousser mes limites pour essayer de les suivre. J’adorais ça : je ne me sentais pas forcément toujours à ma place, mais je voulais avoir leur niveau, ils étaient ma source de motivation.

Ce privilège fût d’autant plus important que je me suis vu confier pour la première fois un numéro lors du gala de Noël en dehors des équipes de synchro. Valérie voulait monter un programme en couple avec l’un des garçons du club, Alexandre. La patineuse choisit à l’origine a finalement refusé, alors Valérie m’a proposé de prendre sa place et j’ai tout de suite accepté.
J’étais fière de pouvoir participer au spectacle de cette façon, mais en même temps, un peu stressée.

Captures d’écran de mon spectacle avec Alexandre, lors du gala de fin de saison à Cléon en 2007.

De plus, un nouvel entraineur est arrivé au club, Jacques Mrozek. Il n’essayait pas d’adapter ses exercices pour moi, bien au contraire, je me devais de faire la même chose que les compétiteurs et de me débrouiller comme je pouvais pour suivre. J’appréciais le fait d’être considérée comme les autres.

Anecdote : Ma mère était allée voir Jacques en lui disant que si c’était trop difficile pour moi, il n’y avait pas de problème pour que je ne vienne plus à cet entraînement.
Sa réponse ? « Ne vous inquiétez pas, pour le moment elle apprend et après elle suivra comme les autres! » Ce fut en effet le cas à la fin de l’année.

Tu as déjà commencé à travailler l’Axel? Non pas encore, et bah on va commencer! Tiens, regarde, c’est comme ça qu’il faut faire. Allez essaie! ”

Il fut le premier à me pousser hors de mes limites et j’attendais les samedis matin avec impatience. J’avais vraiment hâte de travailler l’axel avec lui car pour moi, une fois de temps en temps ce n’était pas suffisant. Surtout qu’au cours de la saison, j’ai eu un challenge à relever : si j’étais capable de réussir ce saut d’ici la fin du mois d’octobre 2006, je pourrais commencer des compétitions individuelles. Et cela me tentait bien!

D’autant que j’ai participé à ma deuxième Coupe de Printemps et j’ai gagné.

Souvenir de ma victoire lors de la Coupe de Printemps 2006. 

Cette saison encore, Valérie m’a proposé de faire un stage d’été d’une semaine, cette fois à Orcières-Merlette avec certains compétiteurs du club. Je me suis retrouvée propulser avec une partie des meilleurs patineurs et espoirs de France et dont certaines patineuses finiront par être mes concurrentes!
J’ai eu la chance d’apprendre pleins de choses venant de différents entraîneurs de France et de me rapprocher de mon objectif, mais aussi de travailler avec le frère de Valérie, Jean-François Ballester. C’était vraiment un stage complet et une super expérience.

C’est aussi là-bas que j’ai rencontré pour la première fois Bruno Massot, futur champion Olympique 2018 en couple avec Aljona Savchenko, qui n’était pas loin de passer le triple axel et qui faisait en parallèle ses premiers essais en couple.

J’aurai l’occasion de le rencontrer à nouveau dans le futur, surtout avec les Championnats de Normandie et durant différents stages.
Inutile de dire que j’espérais vraiment le voir gagner les Jeux Olympiques, de par son passé et son évolution que j’ai pu suivre à distance, mais ainsi que par l’admiration que je vouais à sa partenaire, Aljona, depuis plusieurs années.

 En arrière plan, Bruno Massot, futur champion Olympique en couple 2018 

Et pour finir: en commençant la Synchro, c’était comme intégrer une mini communauté au sein de mon club et cela m’a permis de connaître de nouvelles personnes. C’est grâce à mes coéquipières que j’ai pu vivre un autre stage d’été, à Cherbourg, pour me perfectionner individuellement. Celui-ci avait lieu à la fin du mois d’août. Nous n’étions pas beaucoup, dormions dans un couvent et marchions tous les jours pour nous rendre à la patinoire. Nous alternions entre heures de glace et du travail hors glace et nous avons terminé le stage en faisant un mini spectacle pour nos parents.
C’était aussi mon premier stage où mes parents m’ont laissé pendant une semaine et j’ai cru comprendre que pour les prochaines fois, il vaudrait mieux que je leur donne des nouvelles…!

Avec Nicolas Gouhier, l’entraineur de Cherbourg. 

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